Agenda NumeRev

Les séminaires  NumeRev 

Séminaire n°14 - MSH-Sud - 24 octobre 2019

Ce que le numérique fait aux livres

Bertrand LEGENDRE

Résumé : En revenant sur le développement du numérique dans la filière du livre, Bertrand Legendre examine ses implications en fonction des catégories éditoriales. Ce faisant, il s’applique à inscrire ses analyses dans la longue durée et met au jour les continuités ou évolutions qui marquent des notions et des pratiques telles que l’autoédition et la légitimation. Loin des discours sur « la mort du livre » et sa « révolution numérique », il dresse un bilan nuancé des mutations en cours, précisant selon la nature de la production éditoriale, la place que le numérique y prend entre processus de production et dispositifs promotionnels, entre GAFAM et rematérialisation. Glissement d’une économie de biens vers une économie de services, injonction numérique, redistribution des rôles, répartition de la valeur, diversité, nouveaux rapports de forces entre l’édition et les autres industries culturelles, toutes ces sujets permettent de prendre la mesure du phénomène et de ses ambivalences.

Bertrand Legendre est professeur en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris 13. Responsable du Master Politiques éditoriales, il dirige le LabSIC et le laboratoire d’excellence ICCA (industries culturelles et création artistique). Son dernier ouvrage est disponible aux PUG.

 

 

Séminaire n°13 - MSH-Sud - 21 mai 2019

La diffusion des connaissances à l'ère numériques. Du libre accès à l'évaluation de la recherche

Vincent LARIVIÈRE

Résumé : Il y a plus de 350 ans, les premières revues savantes voyaient le jour; diffusant à travers l’Europe les nouvelles connaissances produites et consolidant la communauté scientifique. L’ère numérique est venue transformer à la fois leur rôle traditionnel et leur forme, et a permis la mise en place d’importantes bases de données sur la diffusion des connaissances. Basé sur des données historiques et contemporaines, cette présentation discutera des transformations passées et présentes de la communication savante, en mettant l’emphase sur les fonctions des revues savantes à l’ère numérique, le libre accès, l’évaluation de la recherche et les revues prédatrices.

Vincent Larivière est professeur agrégé à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal, où il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante. Il est également directeur scientifique de la plateforme de diffusion de revues numériques Érudit, directeur scientifique adjoint de l’Observatoire des sciences et des technologies (UQAM) et membre régulier du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST).

 

Séminaire n°12 - MSH-Sud - 12 février 2019

Vers les lumières numériques. Autour des usages savants de l'Internet

Pierre LÉVY

L’ambition de cette communication est de contribuer à la définition de nouvelles « lumières numériques » autour des usages savants de l’Internet. Après avoir rappelé quelques grands principes du mouvement de la science ouverte et la nécessité d’une ré-appropriation de leurs données par les utilisateurs, je dessine un projet épistémologico-politique visant la mise en transparence des opérations de construction de connaissance par la communauté des chercheurs en sciences humaines. Ce programme se décline en trois points, selon la tripartition des actes de langage chez Austin. A l’étage locutoire, je propose l’utilisation d’une langue à la sémantique calculable (IEML) comme métalangage documentaire. A l’étage illocutoire, je propose une formalisation des multiples rôles et règles de communication ainsi que des types de référence mis en œuvre par la communauté savante. La mise en transparence des deux premiers étages de la production de sens permettrait de retracer, avec l’engagement des chercheurs, les processus perlocutoires de construction d’autorité. Ce programme vise l’émergence d’une boucle d’intelligence collective réflexive dans la communauté savante, boucle dont l’exemplarité devrait permettre la percolation et la diffusion progressive dans d’autres communautés.

Extrait d’un long article publié par la revue Sens Public
 

Pierre Lévy est membre de la Société Royale du Canada. Il a été titulaire de la Chaire de Recherche du Canada en Intelligence collective à l’Université d’Ottawa de 2002 à 2016. Il est actuellement professeur associé à l’Université de Montréal et membre du CRIHN (Centre de recherche inter-universitaire sur les humanités numériques).  Ses recherches actuelles portent sur (a) les conditions scientifiques et techniques d'une intelligence collective réflexive; (b) la mise en œuvre d’ IEML(Information Economy MetaLanguage), une langue à la sémantique calculable dont il est l’inventeur, au service de l’indexation des données. Il a publié plus d’une douzaine d’ouvrages sur la mutation numérique, traduits dans une quinzaine de langues, parmi lesquels : La sphère sémantique, Hermès-Lavoisier, 2011; Qu’est-ce que le virtuel? La Découverte1995 ; L'intelligence collective. La Découverte, 1994.

 

 

Séminaire n°11 - MSH-Sud - 5 février 2019

Les revues savantes comme espace public : question d’éditorialisation avec Marcello Vitali-Rosati

Marcello VITALI-ROSATI

Qu'est-ce qu'une revue savante? Quelle est sa mission? Et plus en général, à quoi servent les publications scientifiques? Ces questions pourraient sembler banales, mais il est nécessaire de se les poser à nouveau de façon naïve et sincère à une époque profondément marquée par l’émergence de nouveaux environnements d’échange et de nouveaux dispositifs de production de la connaissance.
En me basant sur la théorie de l'éditorialisation, je montrerai quel les publications scientifiques ont pour rôle de produire des espaces où peuvent se former des communautés capables de converser et d'échanger sur des sujets particuliers. Plus que réseaux de textes, elles doivent être réseaux d’intelligences et finalement des espaces publics.
Mais on ne peut pas penser cette fonction de production d'espace public sans la relier aux formats, au protocoles et aux environnements techniques concrets où les publications sont produites et circulent. Dans une deuxième partie de mon intervention, je prendrai donc en compte les différentes formes de communication savantes et la manière où leur granularité se reconfigure dans les environnements numériques. Je montrerai le rôle que jouent les formats et les protocoles et présenterai en particulier l'éditeur de texte sémantique Stylo, développé par mon équipe.

Marcello Vitali-Rosati est professeur au département des littératures de langue française de l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les écritures numériques. Il développe une réflexion philosophique sur les enjeux des technologies numériques: le concept de virtuel, l'identité numérique, les notions d’auteur et d'autorité, les formes de production, légitimation et circulation du savoir à l'époque du web, et la théorie de l'éditorialisation - dont il est l'un des contributeurs les plus actifs. Il est l'auteur de nombreux articles et monographies et exerce également une activité d'éditeur en tant que directeur de la revue Sens public et co-directeur de la collection "Parcours Numériques" aux Presses de l'Université de Montréal. En tant que titulaire de la Chaire sur les écritures numériques, il dirige plusieurs projets en humanités numériques, particulièrement dans le domaine de l'édition savante. C'est dans ce cadre que sont notamment développés des plateformes d'édition de revues et de monographies enrichies, un logiciel d'édition d'articles scientifiques ainsi qu'une plateforme d'édition collaborative du Codex Palatinus 23.

 

 

Séminaire n°10 - MSH-Sud - 16 octobre 2018

Les données scientifique et le droit

Agnès ROBIN

Les données scientifiques sont soumises à plusieurs dispositifs légaux si bien qu’il est impropre de parler de « droit des données ». La présentation juridique des principales règles qui s’appliquent à la circulation des données scientifiques en particulier, permet de comprendre de manière précise ce que recouvrent les expressions open data, ou encore open science. Le croisement entre les différents corps de règles impose alors de concevoir et comprendre l’articulation des règles qu’ils contiennent, mais aussi de présenter et d’analyser les pratiques et usages qui se développent aujourd’hui pour fluidifier cette circulation.

Agnès Robin est Maître de Conférences (HDR) en Droit privé à l’Université de Montpellier. Elle est membre de l’Equipe de recherche Créations Immatérielles. Elle dirige le Master 2 Droit de la propriété intellectuelle et TIC (Faculté de droit de Montpellier). Elle a publié un ouvrage intitulé La copropriété intellectuelle (Prix de thèse de la Fondation Varenne et Grand prix de thèse de la Faculté de Droit de Montpellier) et un ouvrage consacré au droit de l’innovation et de la recherche : Le droit de la recherche et de l’innovation en France. Analyse économique et juridique (Larcier, 2010). Son activité scientifique est orientée selon trois axes : 1° Droit de la propriété intellectuelle ; 2° Droit de la recherche et de l’innovation ; 3° Droit du numérique (droit des TIC, droit de l’internet). Elle a publié de nombreux articles et donné des conférences sur les thèmes relatifs à l’open data, aux cahiers de laboratoire, au plagiat scientifique, à la valorisation de la recherche, au patrimoine scientifique de l’Etat, à l’open science, à l’université numérique, etc. Elle participe à des projets de recherche collective en lien avec ces thématiques (ex. Institut de convergences #DigitAg) et pilote le projet interdisciplinaire CommonData sous l’égide de la MSH Sud, Agropolis Fondation, LabEx Numev, Université de Montpellier, CNRS.

 

 

Séminaire n°10 - MSH-Sud - 16 octobre 2018

Partage des données de recherche en SHS : quelles pratiques des enseignants-chercheurs

Alexandre SERRES

Résumé : Si le partage des données de recherche est devenu en quelques années à la fois un nouvel enjeu essentiel dans le paysage scientifique, l’objet de discours d’incitation, voire une obligation institutionnelle, il se heurte également, chez de nombreux enseignants-chercheurs, à des réticences parfois fortes, à une certaine inertie des pratiques, à la méconnaissance des outils et infrastructures. Et ce, particulièrement en SHS, où la question des données de recherche (leur définition, leur épistémologie, etc.) ne va pas de soi et pose de nombreux problèmes.
En nous appuyant sur les résultats de l’enquête menée en 2017 à l’Université Rennes 2 (voir les résultats sur HAL), nous reviendrons sur cette complexité des données propre aux SHS et nous tâcherons de cerner les principales réticences des chercheurs devant l’ouverture de leurs données, qu’il s’agisse des contraintes juridiques, de certaines objections scientifiques, de la diversité des facteurs disciplinaires, des représentations négatives du partage, du poids des écosystèmes traditionnels de publication, etc. Au rebours des discours d’injonction, il s’agit de prendre réellement en compte les objections, fondées ou non, des chercheurs. Cette question des réticences face au partage des données sera posée également au regard d’une culture de l’information scientifique, qui reste à définir, et des diverses compétences nécessaires, très inégalement réparties.

Alexandre Serres est maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Rennes 2 et co-responsable de l’URFIST de Rennes. Ses recherches portent sur la question de l’évaluation de l’information, les cultures de l’information, la didactique de l’information et la formation des étudiants à la culture informationnelle. Il s’intéresse également aux Humanités Numériques, à la question des traces et des outils numériques dans la recherche en SHS, aux évolutions de l’information scientifique. Il a coordonné l’enquête sur les données de recherche en SHS à l’Université Rennes 2. 
Membre de l’Equipe d’Accueil PREFics, fondateur et animateur du GRCDI (Groupe de Recherche sur les Cultures et la Didactique de l’Information) ; membre du projet ANR Translit (2012-2016).
Référent à l’intégrité scientifique de l’Université Rennes 2, depuis le 1er janvier 2018.

Liste complète des publications dans la fiche personnelle, sur le site de l’Université Rennes 2.

 

 

Séminaire n°10 - MSH-Sud - 16 octobre 2018

Les données de la recherche : politiques et enjeux

Joachim SCHÖPFEL

Résumé : Après une introduction au concept des données de la recherche, Joachim Schöpfel essaiera de dégager plusieurs niveaux et perspectives de la gestion des données de la recherche, en mettant l’accent sur les besoins, fonctions et enjeux. Dans une approche "bottom-up", il présentera quelques éléments d’observation et d’analyse de trois niveaux : le "terrain" des unités de recherche et établissements ; le périmètre national ; et l’espace européen de la recherche. Sa présentation s’appuiera essentiellement sur des études empiriques, sur des rapports, déclarations et autres documents officiels. L’objectif est de mieux comprendre les différentes politiques et stratégies, avec leurs enjeux mais aussi leurs incohérences, risques et obstacles potentiels. La contribution est issue du projet "D4Humanities" (Deposit of Dissertation Data in Social Sciences and Humanities – A project in Digital Humanities) financé par la MESHS et par le Conseil Régional Hauts-de-France.

Joachim Schöpfel est enseignant-chercheur (MCF-HC) en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Lille Sciences Humaines et Sociales et membre du laboratoire GERiiCO. Après avoir dirigé l’UFR IDIST de 2009 à 2012 et l’Atelier National de Reproduction des Thèses de 2012 à 2017, il travaille aujourd’hui comme consultant indépendant dans le domaine de l’information scientifique et technique, est membre d’euroCRIS, de Greynet, de NDLTD et de Knowledge Exchange, conduit un projet dans le domaine des données de la recherche et monte actuellement un projet franco-allemand sur l’évolution des thèses de doctorat dans l’environnement de la science ouverte.

 

 

Séminaire n°10 - MSH-Sud - 16 octobre 2018

La science "ouverte" ou aussi "ouverte que possible mais fermée que nécessaire"

Hans DILLAERTS

Résumé : Le paysage de la communication scientifique est de plus en plus complexe. Nous essaierons dans un premier temps d’expliciter et de (re)définir le(s) périmètre(s) du mouvement du Libre Accès qui est confronté à une hybridation accrue des modèles. Au-delà des tensions inhérentes à ce mouvement, les chercheurs subissent également d’autres injonctions paradoxales de la part des institutions publiques (européennes, nationales, institutionnelles). Nous nous efforcerons par conséquent à travers cette communication d’identifier et de catégoriser l’ensemble desdites injonctions paradoxales auxquelles les chercheurs sont confrontés en soulignant les problématiques et les questionnements qu’elles soulèvent.

Hans Dillaerts est maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication à l’université Paul-Valéry et rattaché au LERASS-Céric. Il est également chercheur associé aux laboratoires de recherche ELICO et DICEN-IDF. Il est spécialisé dans le domaine de l’information scientifique et technique. Ses recherches s’articulent autour des modes de production, de médiation et de diffusion de ressources scientifiques et sont portées par une approche socio-économique qui permet de prendre en compte les problématiques liées à l’offre de contenu (modèles de publication et diffusion, modèles économiques,...) et son usage par les usagers (pratiques informationnelles, pratiques de recherche et de collaborations scientifiques...).

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Séminaire n°9 - MSH-Sud - 16 janvier 2018

Apprentissage et recommandation par les outils informatiques : principes, opportunités et limites

Anne LAURENT

Résumé : Dans cet exposé, nous présenterons un panorama des algorithmes et outils informatiques utilisés dans les systèmes pour accompagner les utilisateurs (apprentissage, recommandation, aide à la décision, …). L'étude du fonctionnement de ces techniques permettra d’en discuter les opportunités, mais aussi les limites, dans le cadre du projet NumeRev.

Anne Laurent est enseignant-chercheur à l’Université de Montpellier (LIRMM - Polytech). Ses domaines de recherche couvrent les données ouvertes, la fouille de données, les entrepôts de données et la logique floue au sein de l’équipe FADO (Fuzziness, Alignements, Data & Ontologies).

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Séminaire n°8 - MSH-Sud - 19 décembre 2017

Rechercher, extraire, analyser et partager des connaissances à l'aide de modèles sémantiques

Sylvie RANWEZ

Résumé : Les travaux de recherche évoqués dans cette présentation s'inscrivent dans une démarche d'automatisation cognitive où l'objectif final n'est pas le remplacement de l'opérateur humain par un système automatique, mais plutôt de l'assister au mieux dans sa tâche en diminuant sa charge cognitive. Pour cela, des outils de recherche d'information (qui incluent également indexation, clustering, classification de documents), d'extraction de connaissance, de recommandation sont imaginés afin de présenter des synthèses personnalisées pour un opérateur dans un contexte qui peut être critique (haut degré d'expertise attendu, réactivité en situation de crise, etc.). Les travaux présentés s'appuient sur des ontologies de domaine et des mesures de similarité sémantique. Il sera également question de visualisation des différentes ressources qui peuvent être utilisées (cartes de connaissances où peuvent figurer des publications scientifiques, des données extraites du Web, etc.). L'aspect collaboratif sera en toile de fond de certaines applications. 

Sylvie Ranwez est actuellement Professeur à l'IMT/Mines-Alès, au sein du laboratoire LGI2P. Ses recherches concernent l'utilisation des ontologies comme support sémantique à l'interactivité et à la personnalisation dans les processus d'indexation, la recherche d'information, la découverte de vérité ou la visualisation. 

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Séminaire n°7 - MSH-Sud - 1er juin 2017

Huma-Num, la TGIR des humanités numériques

Stéphane POUYLLAU et Elifsu SABUNCU

Résumé : Dans le cadre du plan d’action numérique de la Maison des Sciences de l'Homme Sud et du projet NumeRev (incubateur scientifique et portail interdisciplinaire de publications numériques), la MSH Sud aura le plaisir d'accueillir Stéphane Pouyllau, directeur technique d'Huma-Num, et Elifsu Sabuncu, en charge des relations avec les utilisateurs d'Huma-Num. 

Comme vous le savez déjà sûrement, Huma-Num est une très grande infrastructure de recherche (TGIR) visant à faciliter le tournant numérique de la recherche en sciences humaines et sociales. Au cœur des humanités numériques, elle est bâtie sur une organisation originale consistant à mettre en œuvre un dispositif humain (concertation collective) et technologique (services numériques pérennes) à l’échelle nationale et européenne en s’appuyant sur un important réseau de partenaires et d’opérateurs.

 

Séminaire n°6 - MSH-Sud - 24 avril 2017

Méthodes d'exploration systématiques et visuelles de corpus : enjeux et méthodes

Résumé : La deuxième partie de la présentation reviendra sur les possibilités d’exploitation des données dans un cadre de sciences humaines. Nous discuterons des bénéfices supposés et réels de l’usage de l’analyse « automatisée » sur les corpus scientifiques, mais aussi des potentiels de synthèse par l’info-visualisation. Nous reviendrons également sur l’éthique et les précautions d’usage à prendre en compte lors de l’analyse visuelle de résultats de recherche. Nous proposerons un retour sur un cas pratique de hackathon en histoire de l’art et la réalisation de posters. Nous interrogerons l’efficacité de ces méthodes sur la validation d’hypothèses de recherche en sciences humaines, mais aussi sur les potentiels de sérendipité pour créer de nouveaux objets de recherche. 

Intervenant : Gérald Kembellec est maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication et mène ses recherches au sein du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), EA – 7339, Laboratoire Dicen-IDF (Dispositifs d’information et de communication à l’ère numérique – Paris, Île-de-France). Ses thématiques de prédilection sont les interfaces d’accès aux dispositifs info-communicationnels, les systèmes de recommandations et le Web des données liées.

 

Séminaire n°6 - MSH-Sud - 24 avril 2017

Le projet "Bibliographies de critiques d'art francophones" : un projet interdisciplinaire de partage des humanités

Gérald KEMBELLEC

Résumé : Dans cette présentation, un retour sera proposé sur la modélisation interdisciplinaire et la réalisation d’un dispositif numérique en histoire de l’art. Nous mettrons particulièrement l’accent sur l’importance de la modélisation d’un tel projet pour maximiser la valorisation des données agrégées. Nous rappellerons et discuterons de l’injonction de partage des données, qu’elle soit dictée dans un esprit d’humanités numériques et de science ouverte ou ministérielle avec la loi numérique.

Intervenant : Gérald Kembellec est maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication et mène ses recherches au sein du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), EA – 7339, Laboratoire Dicen-IDF (Dispositifs d’information et de communication à l’ère numérique – Paris, Île-de-France). Ses thématiques de prédilection sont les interfaces d’accès aux dispositifs info-communicationnels, les systèmes de recommandations et le Web des données liées.

 

 

Séminaire n°6 - MSH-Sud - 24 avril 2017

L'écrilecture

Évelyne BROUDOUX

Résumé : Cette présentation reviendra sur la notion d’"écrilecture", ses origines et ses différences avec la "lettrure",  son application dans le champ des humanités numériques.

Intervenant : Évelyne Broudoux est maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’INTD au CNAM, Paris. Ses thématiques de recherche concernent les modifications de la communication scientifique dans les espaces sociotechniques de (re)documentarisation et de remédiatisation du web, la collaboration interactive et les genres éditoriaux.

 

Séminaire n°5 - MSH-Sud - 28 février 2017

Le libre accès aux publications de SHS, entre marché et État : comment articuler édition numérique en libre accès et … liberté(s) intellectuelles des auteurs & lecteurs ?

Jérôme VALLUY

Résumé : Les chercheurs et professeurs du service public d’enseignement supérieur et de la recherche en France, dans le domaine des sciences humaines et sociales, sont confrontés à une demande sociétale et politique croissante de publication en libre accès de leurs productions intellectuelles, didactiques ou scientifiques, financées sur fonds publics, au nom du « libre accès » au savoirs. A cet égard, le « tournant numérique » des deux premières décennies du 21ème siècle, modifie brutalement le sens symbolique, déontologique voire juridique de leurs pratiques de publications, stabilisées depuis plus d’un siècle, par sous-traitance éditoriale à des entreprises privées pour la fabrication matérielle des publications sur papier. Les technologies numériques affranchissent de cette fabrication liée à la technologie antérieure en créant de très nombreuses et diverses possibilités de publication en « accès ouvert ». Pour autant, suffit-il d’une prolifération de publications en « accès ouvert » pour assurer un « libre accès » aux savoirs ? A partir de l’étude des débats qui ont précédé l’adoption de l’article  30 de la loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 mais aussi des dispositifs technologiques, étatiques ou marchands, de publication en accès ouvert actuellement disponibles, ainsi que des conditions concrètes de travail des auteurs, notamment chercheurs et enseignants de SHS en université, ont peut au contraire identifier six libertés intellectuelles (thématique, paradigmatique, évaluative, linguistique, technologique, financière) nécessaires à la préservation d’une diversité de points de vue – un pluralisme intellectuel – sans laquelle la notion même de « libre accès » aux savoirs perdrait son sens. Intégrer la préservation de ces libertés, au bénéfice des lecteurs autant que des auteurs, dans la conception (design)  des dispositifs numériques d’éditorialisation devient un enjeu essentiel dont l’examen conduit à rechercher des formes organisationnelles, économiques et technologiques permettant de construire l’indépendance et le développement technique (enrichissement éditorial, interactivité…) d’éditions en accès libre en conciliant progrès technologique, libertés intellectuelles et qualité scientifique.

Intervenant : Jérôme VALLUY (Dr., MCF-hc, HDR) est enseignant à l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1) et chercheur au Costech-UTC, centre « Connaissance, organisation et systèmes techniques » (COSTECH, groupe EPIN) de l’Université de Technologie de Compiègne (UTC). Ces travaux portent sur les transformations numériques des métiers et usages sociaux dans le secteur universitaire  ainsi que, plus largement, dans les domaines de l’éducation, la recherche et la culture. Il s’intéresse notamment aux nouvelles formes d’écriture et d’éditorialisation numérique pour l’enseignement et la recherche, aux effets du "libre accès" aux publications académiques dans l’évolution des institutions universitaires. Il co-anime depuis 2003 le réseau scientifique de recherche et publication en libre accès Terra-HN (http://www.reseau-terra.eu). Il expérimente divers dispositifs numériques articulés à des enseignements et travaille actuellement à la conception d’un prototype de manuel universitaire numérique en libre accès : http://www.hnp.terra-hn-editions.org/TEDI/ - Site Paris 1 : http://perso.univ-paris1.fr/valluy ; Costech-UTC : http://www.costech.utc.fr/auteur59 

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Séminaire n°4 - MSH-Sud - 23 janvier 2017

Envisager l'évaluation ouverte par les pairs: retours sur expérience et perspectives

Julien BORDIER

De novembre 2015 à février 2016, la revue en sciences de l'environnement VERTIGO [vertigo.revues.org] a expérimenté deux dispositifs éditoriaux distincts, évaluation ouverte par les pairs d'une part et commentaires ouverts d'autre part [https://vertigo.hypotheses.org/evaluations-et-commentaires-ouverts]. Chargé de la mise en place de ces dispositifs et de leur analyse pour le Centre pour l'édition électronique ouverte, Julien Bordier présentera cette expérience et ses résultats. Nous verrons dans quelle mesure celle-ci peut inspirer de dispositifs semblables, leur faisabilité, la diversité des modèles, et quelles problématiques pratiques elle a permis de mettre en évidence. Menée dans le cadre du projet européen OpenAIRE2020, un rapport est disponible à l'adresse: https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01283582

Julien Bordier (docteur en sociologie) est chercheur indépendant et conseiller éditorial. Il a coordonné et analysé pour OpenEdition le projet "Evaluation et commentaire ouverts" et en explore les possibles prolongements.

Références citées lors de la conférence :

Description et résultats de l'expérience:
FR: https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01283582
EN: https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01302597

Les dispositifs en eux mêmes:
Évaluations ouvertes par les pairs: http://vertigo.hypotheses.org/category/evaluation-ouverte
Commentaires ouverts: http://vertigo.hypotheses.org/category/commentaire-ouvert

Texte exploratoire et éléments bibliographiques:
"Evaluation ouverte par les pairs, polysémie et problématiques"
Partie 1: https://lab.hypotheses.org/1453
Partie 2: https://lab.hypotheses.org/1517

L'outil d'annotation utilisé: https://hypothes.is

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Séminaire n°3 - MSH-Sud - 4 janvier 2017

Les plateformes numériques scientifiques comme architectures de confiance: entre technique et pratiques

Olivier GLASSEY 

Les plateformes numériques constituent, sous différentes formes, un adjuvant technique aux pratiques scientifiques de plus en plus répandu. Au-delà du constat de cette tendance lourde, il convient de considérer les variantes de ces dispositifs en s’intéressant aux processus sociotechniques que leur architecture offre et parfois impose. La présentation propose d’examiner ces spécificités à partir d’un ingrédient clef des échanges en ligne : les modalités d’établissement de la confiance.  En revisitant ces modalités sous l’angle des théories de la confiance (Simmel, 1999 ; Luhmann, 2006 ; Ogien et Quéré, 2006) l’idée est de réfléchir à ces outils non pas sur la base unique de leurs fonctionnalités techniques mais, plus fondamentalement, à partir des enjeux de coproduction de sens entre chercheurs qu’ils privilégient.

Références citées :

Luhmann Niklas, La confiance. Un mécanisme de réduction de la complexité sociale, Paris, Economica, coll. « Études sociologiques », 2006.

Ogien Albert et Quéré Louis (dir.), Les moments de la confiance. Connaissance, affects et engagements, Paris, Economica, coll. « Études sociologiques », 2006.

Georg Simmel, Sociologie. Etude sur les formes de la socialisation, PUF, 1999.

Olivier Glassey est maître d'enseigenement et de recherche en sociologie à l'Université de Lausanne. Il fait partie de l'Observatoire Science Politique et Société (OSPS), membre du Laboratoire d'études des sciences et des techniques (STS-Lab) et du Laboratoire des cultures et humanités digitales (LaDHUL).